Lundi 10 septembre 2007

headoverheels4.jpg




Nous avons remarqué certaines règles établies mais il semblerait qu’il en existe d’autres qui échappent encore à nos experts.
Aujourd’hui, nous avons observé que les joueurs sont au nombre de deux, et qu’ils jouent chacun l’un tour même si pour des raisons encore inconnues, un joueur peut parfois jouer plusieurs fois de suite.

L’histoire doit garder une certaine logique et, en général, une chronologie identifiable.

Et bien que le personnage principal garde une personnalité bien propre, le style d’écriture peut changer avec raison.

Quant à l’histoire, il s’agit d’une fiction, qui se révèle être une allégorie de
la vie réelle. Vie réelle qui correspond aux auteurs, à leur époque et à leur peuple.

 Nos scientifiques ont le devoir de restaurer ce manuscrit,de le retranscrire sur fichier électronique et de le rendre plus facilement lisible. Nous avons décidé d’afficher sur ce site le contenu du manuscrit au fur et à mesure de sa réécriture.

Aprés quelque recherche il nous est apparut que les auteurs se nommaient Marilyss et Escarboucle.

 

 

- Par Charlie
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Dimanche 16 septembre 2007



Il fait froid dans cette chambre, vraiment trop froid. Je ne comprends pas. Pourtant, la canicule nous étouffe depuis la dernière lune et ma chambre est une proie facile aux rayons de Hélios.
Il fait noir dans cette chambre, vraiment noir. Je ne comprends pas. Pourtant, les lumières stellaires inondent ma chambre dans leurs eaux bleutées chaque nuit claire.
Je reste là, pensive, le corps couvert jusqu’aux nez, je promène mon regard sur ce qui m’entoure, les objets communs ne sont qu’une silhouette que mes yeux s’abîment à distinguer. Si je ne m’acharnais pas dans cette tache, rien ne me prouverait que je suis vraiment dans ma chambre… Cela me fait peur.
A cette pensée je sens mon corps frémir.
Il en est trop ! Cela suffit !
Contrariée par des idées noires et un mal être qui n’ont pas lieu d’être, je repousse la masse étouffante, jette mon corps à terre, et, sur la pointe des pieds, je cours vers le ciel.
Voile blanc, des rideaux flottants.
Le souffle du vent me gifle de sa douceur.
Enfin libre !
Mais la liberté est ce vraiment se libérer de toutes contraintes ? Cela est il au moins possible ? Mon esprit vole, mais mes pieds restent sur le sol. Mon corps reste coincé sur ce jardin suspendu qui m’est si familier. Mon esprit aussi. J’aime cet endroit, et je ne peux ainsi m’en détacher totalement alors qu’il m’entoure de sa tendresse.
Mais si je n’y étais plus ? Là, tout de suite… Si mes pieds quittaient terre, si je m’éloignais de ma maison en forme de champignon, qu’adviendrait-il soudain ?
Et si je volais ? oui, Et si je volais….
Une poudre de fée, un éternuement. Et tout est fait.
Je m’éloigne déjà.
Dans son dos, elle sent comme deux nouveaux bras, deux grandes ailes aux milles variances de couleurs. Majesté irisée. Elles s’imposent, amante du vent, elles l’épousent dans la volupté.
Ville fantastique à ses pieds.

- Par Marilyss
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Mardi 23 octobre 2007

Into-the-Woods-by-Nihilista.jpg
Le temps d'une seconde, elle volait. Cette seconde finie, elle tombait. Sa rêverie s'écroulait bien que les effets du sommeil dans lequel elle était plongée précédemment ne se dissipèrent pas vraiment. Elle vit sa fenêtre s'éloigner lentement, mais le sol se rapprochait si rapidement pourtant. Elle se dit en un laps de temps plus court qu'un éclair : "Peut-être que je vole ? Si je tombe comment cela se finira-t-il ? Mourrai-je ?" Il fallait bien mourrir un jour se dit-elle... Mais ses pensée étaient diffuses, abstraites, et partaient dans tous les sens et avaient tous les sens aussi. Absolues, mais si peu concretes car criblées de divers doutes. Alors que sa chute continuait, la terre se faisait de plus en plus proche, et le temps de plus en plus court, bientot elle ne vit plus sa fenêtre...
.

                                                                   ...elle frappas le sol en un doux fracas...

.
La douceur de cette clameur raisonna contre les murs. Mais dans le corps de Charlie qui restait là gisant, le reste d'esprit qui demeurait s'agita. Elle entendit le choc, mais il fut perçu bien différemment : au début ce fut court et dur, bien qu'en un seul son succint il restait long et terrible en sa signification ; ensuite ce fut comme un echo qui se répercutait indéfiniment contre les murs de la ville, un écho qui ne s'arrétait pas, mais n'était pas uniforme. Elle redouta d'ouvrir les yeux. Elle les ouvrit et le noir troublait sa vue, ses yeux se refermèrent.
.

                                                                                     Puis elle les rouvrit.

.
Le noir était complet. Sa vue s'accomoda au noir. Elle se croyait dans sa chambre, mais une fois que ses yeux captèrent le peu de lumiere environnante, elle se rendit compte qu'elle n'était plus dans sa chambre bien que le coussin de mousse sur lequel elle était couchée eût la même confortabilité que son lit. Elle était en fait devant sa maison, effectivement elle avait sauté, mais ce n'était pas la ville bruyante. C'était la campagne, sa campagne. Ses ailes étaient rentrées sous ses homoplates et son cerveau s'éveilla. Elle se leva et marcha, car qu'y avait-il d'autre à faire que marcher. Alors elle marcha.
.

                                                       "Mais vers où marcher ?" se dit-elle à voix haute.


                                                  La musaraigne endormie sur le perron de sa maison
                                                 lui  murmura  d'aller  là  où  elle  "Devait"  aller.  Charlie 
                                                      suivit alors son instinct et partit vers l'orée du bois.

- Par Escarboucle
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Dimanche 11 novembre 2007

 

   Elle commença à trottiner sous la lune d’un pas léger comme si elle se promenait de la façon la plus naturelle du monde. Pourtant, elle n’avait rien de commun, seule dans les bois la nuit. Avec pour seul linceul une chemise en soie, caresse jaune sur sa peau. Chevelure fauve. Le tout la faisait ressembler à l’innocente et fragile boucle d’or. Mais l’époque avait fait changer la ravissante petite fille en créature sombre, nymphe de la nuit, aux yeux assombris par le maquillage noir qui n’avait été effacé à la lueur. Elle brillait par ses couleurs chaudes et sa peau blanche.

   Poignets, jambes et pieds nus, elle s’enfonçait dans le couloir que lui offrait la végétation. Arbres, carcasses d’une vie passée, leurs branches essayent encore désespérément de toucher le soleil inexistant, comme l’homme brûlé qui tend la main vers l’oasis illusoire du désert. Un cri lointain se fait encore entendre, apporté par le vent.

   Les pieds nus de l’enfant s’effacent dans la végétation qui s’enfonce dans la peau. Un serpent se faufile et frôle, puis disparaît. Le hibou, au loin, est indigné, voix de la sagesse.

   Lors de sa chute entre sa maison et le sol, le monde était à ses pieds et rien ne pouvait l’échapper. A présent son esprit était emprisonné par les bois et la brume. Elle suivait ce qui pour elle était le chemin, et qui pour les autres, n’était rien.

   Mais en réalité, oui, peut-être qu’il s’agissait bien d’un chemin, car au bout d’un certain temps, de la musique se fit entendre. Puis des rires. Puis des éclats de voix.
Apparut un feu, un grand feu.

                            Deep-in-the-Forest-by-judith.jpg


   Flamme brûlante et dansante comme des démons. Et il ne s’agit pas d’une métaphore ! des silhouettes de feu volaient dans un mouvement endiablé.

   Autour duquel, loups se délectaient.

   Un grand loup noir portait une veste en cuir, une louve blanche par son pelage faisait ressortir un collier de fleurs multicolores, un brun était à la guitare et les autres, tout aussi bizarres, se faisaient passer ce qui semblait être, pour la jeune fille, une cigarette.

Elle voulut s’éloigner, mais rien n’échappe à un loup. L’un d’eux, qui était caractérisé par un pelage noir aux reflets roux et un chapeau haut de forme, s’approcha d’elle furtivement.

   Il se dressa devant elle, enleva son chapeau dans une révérence et se présenta.

                   "Sir Erwin pour vous servir. Je vous en prie, ne partez pas et partagez un moment de bonheur avec nous."


Elle fut entraînée.

- Par Marilyss
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Lundi 12 novembre 2007

Whistle-Smoke-by-Leopreston-retouche.JPG Charlie, génée, acquiesca d'un signe de tête et ne fit rien, elle resta debout immobile, figée de stupeur. Le temps était lent. Mille pensées nous traversent la tête quand on réfléchit, bien que cela mette une seconde, Charlie se fit tout un cheminement de paroles suivies de réactions et d'évenements dans sa tête... bref la routine de la pensée quoi... Elle finit par choisir, le temps que sa tête acquiescante atteigne le point mort, elle répondit "oui ! " Le loup, à la fois imposant mais il y avait aussi quelquechose "qui dérangeait" se disait-elle. Il prit la parole en ces mots : 
- "Bien ! Messieurs dames ! annonça-t-il d'un pas tonitruand, voici mon invité ! " Il baissa la voix, rapprocha son museau du visage de Charlie et lui soufla "C'est ?...
- Charlie ! répondit-elle avec un sourire surfait qui ne pourrait se laisser voir que par quelqu'un tendant à s'interesser quelque peu à la personne qu'est Charlie. Et non un loup qui ne tient qu'à montrersa belle fourrure accompagnée d'un bel ornement féminin...



Ce fut une clameur de joie, mais on se demandait quelle était cette joie, car chacun avait la sienne. Il y avait ce loup-ci avec son foulard, qui tenait sa bière et la tendant en l'air bien haut, un cri l'étant autant, renversait un peu du précieux liquide sur son pantalon déchiré. Et cette louve sensuelle avec ses fleurs des bois en couronne au dessus de la tête qui dormait sur un autre loup qui lui, retirant ses babines d'une autre louve au regard vide, cria lui aussi sa bienvenue conviviale. Charlie se dit que c'était un beau monde, elle prit place aux cotés d'Erwin, après tout c'était son hôte ! 
- "Tiens ! lui jeta un loup lamentablement affalé à sa gauche en lui tendant une pipe fûmante. 
- Merci ! répondit Charlie sur un ton tout à fait cordial. Comment on je peux m'en servir ? dit-elle regardant Erwin d'un regard suppliant.
- Tends le à tes lèvres et aspire le flot chaud, doux et piquant et laisse toi porter, et puis tu passe"
Après ces belles paroles, charmée, Charlie tira, aspira, tira, aspira, tira, aspira et continua et passa. Le temps d'un tour, elle se sentait aussi lamentable que le loup à sa gauche. Elle était alors assise en tailleur, elle se sentit faiblir mais ce n'était pas désagréable, alors elle tendit ses jambes, puis elle trouva sa position inconfortable, alors elle se posa sur le dos se tenant sur les coudes pour pouvoir voir les autres... Finalement en regardant le ciel étoilé elle se perdit en voyant les cimes d'arbres tourner, son dos tomba plaqué sur l'herbe duveteuse. Elle se sentit trahie. Elle n'était plus maîtresse d'elle même, mais elle comprenait tout, la seule sensation désagréable était celle de son ventre qu'elle se sentait obligée decontracter. Elle entendit le hurlement d'un loup. Peu après, une ribambelle de nouveaux loups arrivèrent et, Erwin prenant la parole dit : 

                                                  gently-by-asiy-retouche.JPG

                            "Voici mon "Invitée" ! Que la fête commence mes amis !"
  

- Par Escarboucle
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Jeudi 13 décembre 2007

 

                          Elle entendit tellement de voix qu'elle ne put distinguer un flot de parole à un autre. Les hurlements des loups brisaient la nuit. La fumée étouffait les étoiles de son fin voile.
Ce qui, au départ, avait semblé être à la jeune fille une fête atypique, puis qui c'était dégradée, était devenu à présent un brouhaha confus et étouffant.

Elle avait mal à la tête.

Branches sombres qui projettent les flammes.

Rires qui percent les tympans.
Tourne.  A-little-girl-and-her-wolf-by-dan-heron.jpg

Tourne

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Des loups se penchent sur elle, la regardent de leurs grands yeux jaunes et bleus, les crocs découverts dans une grimace souriante.
Ils rient. Non, ils se moquent d'elle.

Ils lui parlent. Non, elle ne comprend pas.

".... Joli chaperon...bienvenue....fleur....
_Stop! Stop ! Taisez-vous, je n'ai pas envie. Je... j'ai envi de vomir."

Elle voulait se pencher, sortir ce qu'il y avait dans son corps, mais elle se trouvait incapable de bouger. Elle tombait dans un gouffre noir. Le vide, il ne restait plus que le vide.

Elle avait mal partout.
L'esprit embrumé.

Elle se releva d'un bon, elle n'aurait pas du. Non, vraiment, elle ne se sentait pas bien. Elle mit une main devant la bouche. Elle ne sentait plus son corps mais avait mal partout.
Elle regarda autour d'elle, la plupart des loups qui étaient encore là, qui ne s'étaient pas endormis ou qui ne flottaient pas dans un autre univers, s'étaient mit autour du feu. Une musique se dégageait de leur troupe, étrange, ni musicale ni désagréable.

Elle se leva et les rejoignit sans même se poser de questions, son esprit était embrumé. Elle tituba sans même s'en rendre compte. Elle n'avait pas conscience de grand chose, flottait doucement dans un rêve, les muscles mous.

Elle s'assit en tailleur prés d'un jeune loup blanc. La discussion était animée.

Un grand loup brun avait la parole: "Les politiciens ne servent à rien, ils sont juste là pour enfermer les gens et les esprits. Et la politique n'est qu'un immense jeu de télé réalité diabolique qui assouvit les besoins pervers de la population des moutons. Ils se battent, c'est comme une guerre intérieure au pays, et on les regarde se battre en duel. De toute façon, à quoi sert la société ? On s'amuse les uns avec les autres, on se manipule. Pourquoi? C'est simple, on s'ennuie ! On créait des troubles, des drames, des sentiments, du bonheur pour créer une animation, comme dans les fêtes de village ou encore un camp de vacances fermé au monde. "

Une belle louve rousse prit la parole à la suite de son compagnon: " Je crois que tu simplifies trop les choses, l'homme est foncièrement mauvais mais il cherche quand même à obtenir une idée de bonheur qui n'est qu'un idéal. Il cherche à être bon mais ne fait que du mal. Nous sommes condamnés à nous débattre sans but. "
" Allons ! Lily ! Ne sois pas si défaitiste! " s'exclame une petite femelle. " Il y a toujours les plantes hallucinogènes pour apporter le bonheur! Et le sexe ! "

La petite troupe éclata de rire. La petite femelle au pelage vénitien dévoila ses crocs blancs dans un sourire, tout le monde semblait l'aimer et elle le savait. Son pelage doré, sa stature douce et sa belle assurance brillaient et attiraient. Derrière, presque invisible, une louve aux traits beaucoup plus grossiers et au pelage peu soigné, la regardait, en admiration. Parfois, elle essayait de glisser un mot, mais personne ne l'écoutait, elle dérangeait. Charlie détourna le regard, non, elle dérangeait vraiment.

green-eye-by-Floflote.jpg


Elle essaye de l'oublier et écoute, se laissant emporter par toutes les idéologies différentes qu'elle voyait voler autour de ce feu. 
Elle n'en avait jamais entendu autant, elle ne savait qu'en penser.
Elle ne dit rien, Et écoute encore.

- Par Charlie
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Dimanche 13 janvier 2008





Elle se laisse porter par les sons. 

Le bruit du vent dans les arbres, de sa propre respiration, des grillons cachés dans les herbes se mèlent tout en se démarquant les uns des autres et des autres sons ambiants. Comme dans un longue et lente rhapsodie de sons légers qui forment une musique remarquablement reposante. Charlie se laisse emporter par la transe. La pulsation d'une percussion sourde sonne au loin , frappant dans son demi-sommeil euphorique. Tom... Tom... ce bruit sourd et lointain quoique lourd se laisse entendre comme le chant d'un oiseau. En effet, voilà des cordes qui résonnent clairement, et s'y joint d'autres instruments de bois, en communion avec la nature. Charlie se sent partir, s'enfoncer dans le sol, s'unir à la forêt, faire l'amour avec Dame Nature pour toute une nuit... 

La voici réveillée, les chants sont partis et n'on laissé pour trace que papier, verre brisé, cendres et mégots. Ce soir là, Dame Nature aurait du se coucher tôt. La voilà dupée comme on dupe une adolescente, salie, comme tous les soirs.

Charlie se levait, fraîche, se désolant de ce qui reste de ses compagnons de route... Qui ne lui ont rien laissé qu'un léger mal de tête, et de bons et mauvais souvenirs... "On oublie souvent les bons souvenirs et on se souvient bien des mauvais, sauf qu'on en rit comme si cela avait été bon" disait-elle à haute voix, assise en tailleurs sur l'herbe grasse. Le chemin tracé se montrait à nouveau, elle se leva et le suivit. Elle sentit que ses muscles s'étaient engourdis, mais en un éclair, la voilà debout.

Charlie marchait le matin, le midi et le soir. . .

Charlie marchait dans le froid, le soleil et sous la tempête...

Charlie marchait à l'aube, au zénith et au crepuscule...

Charlie marchait sous le vent, la pluie et la neige...

Charlie marchait tout droit, fit volte face et repartit...

Charlie marchait lentement, rapidement, et courra...

Charlie marchait sans s'arréter...
.                                                            ...sans s'arréter
.                                                                                         ...sans s'arréter
.                                                                                                                      ...sans s'arréter
.                                                            sans s'arréter...
.                                                                                         sans s'arréter...
.                                                                                                                      sans s'arréter...

.                                                                                     ...sans s'arréter...


Un jour parmis les jours, rien n'était différent que le jour précédant ou que n'aurait du l'être le suivant mis à part que celui là elle s'arréta, elle s'arréta. Elle s'assied sur le tapis d'herbe jaunie et le lèche du bout de ses doigts. Un sentiment de profonde nostalige surgi des tréfonds de son coeur fait surface, on aurait pu le voir dans son visage. Mais il n'y avait personne pour le voir. Et puis se dit-elle, y aurait-il même quelqu'un, même si c'est visible, qui prendrait le temps de la regarder et de remarquer la déformation de ses traits ? Elle s'imagina chaque brin d'herbe comme un individu.

Elle parlait avec eux, elles et ceux-cis là

Leurs voix étaient douces comme une brise fraîche

Du matin, mais tranchante comme une parole

Trop courte. Trop courte et en dit bien trop.

- Par Charlie
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Cha-lie

  • cha-lie
  • : 07/09/2007

Rapport de fouilles

La découverte, sur le site, du manuscrit écrit par les deux enfants, suscite la curiosité des ethnologues présents et ouvre de nombreux débats quant à son origine. La traduction totale du manuscrit n’as pas encore pu être faite par manque de linguistes sur le site, néanmoins il apparaîtrait comme un jeu artistique partagé par deux personnes que l’on distingue par leur écriture. Le jeu en question disposerait de règles précises et nombreuses mais qui nous échappent encore…

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